Contenu durable et saisonnalité, la lecture de Julien Jimenez
En 2018, Julien Jimenez lance NextLevel.link, une plateforme de netlinking. Il n’est pas un débutant qui tente sa chance : consultant SEO indépendant depuis 2009, il dirige déjà Korleon’Biz, l’agence qu’il a fondée au début des années 2010 et qui comptait une dizaine de salariés en 2016. Ce changement de modèle ne sort pas de nulle part.
Un métier appris sur le terrain
Basé à Lyon, Julien Jimenez dit n’avoir « connu qu’une seule activité, le web ». Actif depuis la fin des années 2000, il positionne dès 2007 des sites sur des requêtes concurrentielles, dans le top 3 de Google. Dans la communauté SEO francophone, on le connaît sous le pseudonyme Korleon, hérité de son blog korleon.fr et de ses comptes Twitter @korleon38 puis @KorleonKBiz. Jimenez Julien revient d’ailleurs, sur son site, sur ce parcours débuté très jeune : à 28 ans, il totalisait déjà une douzaine d’années dans le métier.
Cette expérience se construit d’abord en agence. Korleon’Biz embauche son premier salarié en 2013 et travaille pour des clients comme CuisineAZ ou 1001Pharmacies. Le recrutement, dans une agence SEO, reste un exercice délicat. Interrogé par e-works.fr, Julien Jimenez le résume ainsi : « En tant qu’agence, recruter des référenceurs qualifiés devient un vrai défi. » Chez Korleon’Biz, la réponse passe par la formation interne et l’embauche de juniors motivés. Le process de recrutement, lui, reste rapide, parfois bouclé en moins de 24 heures entre le premier échange et la décision.
Du service vendu à l’heure à l’outil vendu à l’usage
C’est ce terrain qui explique le choix de 2018. Une agence de netlinking vend du temps de consultant : chaque campagne mobilise une personne qui prospecte, négocie et suit la publication. NextLevel.link change la mécanique. La plateforme met à disposition un catalogue de sites et automatise une partie du processus, ce qui déplace la valeur du service vers l’outil.
Le changement de modèle économique tient en une phrase : au lieu de facturer des heures de consultant, la plateforme facture l’accès à un réseau. Le revenu ne dépend plus uniquement du nombre de clients qu’une équipe peut suivre, mais du volume que l’infrastructure peut absorber. C’est ce basculement, plus que la technologie elle-même, qui distingue une agence d’une plateforme.
Des chiffres à prendre pour ce qu’ils sont
NextLevel.link met en avant plus de 20 000 sites utilisateurs et environ 2 millions de liens orchestrés sur la plateforme. Ce sont les chiffres communiqués par la plateforme elle-même, sans audit tiers rendu public, et ils méritent la prudence habituelle réservée à ce type de statistique maison. Ils donnent malgré tout un ordre de grandeur sur l’échelle atteinte en quelques années par un projet parti d’une agence à taille humaine.
Que le fondateur vienne du terrain n’est pas un détail. Une plateforme pensée par quelqu’un qui a lui-même négocié des liens, géré des campagnes et recruté des référenceurs colle davantage aux usages réels du métier qu’un outil conçu sans expérience SEO directe. C’est un facteur d’explication plausible du succès de la manœuvre, même si aucun chiffre du pool ne permet de le démontrer formellement.
Une expertise qui déborde le netlinking
Julien Jimenez ne s’est pas arrêté au netlinking, sa signature. Il fait partie des rares spécialistes français de Google Discover, ce fil d’actualités mobile dont le trafic reste volatil et difficile à stabiliser dans la durée. Il propose aussi des audits SEO complets, qu’il nomme 360, et du SEO technique centré sur la vitesse et l’indexation. Sa méthode s’affiche en trois temps : audit et stratégie, mise en œuvre, puis croissance mesurée.
Il intervient régulièrement dans les événements SEO francophones. Le 7 avril 2023, il donne à la Warehouse de Nantes une conférence intitulée La ténacité au service de la passion, dans le cadre de Webisland. Il est aussi passé par SEO By Night à Orléans, un 13 avril, aux côtés de Romain Miikula pour la séance de questions. Sur LinkedIn, il cumule 14 recommandations d’experts du secteur.